Voici quelques conseils sur les gestes et attitudes à suivre avant l'arrivée d'un médecin ou des secours.

En cas de :
  • Brûlures
  • Diarrhée de l'enfant
  • Fièvre chez un enfant
  • Intoxication médicamenteuse
  • Laryngite de l'enfant
  • Plaies et saignements
  • Saignement de nez
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    BRULURES

    A faire dans les dix minutes qui suivent l’accident.

    • Enlevez les vêtements encore en contact avec la peau.

    • Mettre la zone brûlée sous un robinet d’eau froide, pendant vingt minutes montre en main. Ceci diminue l’étendue et la profondeur de la brûlure.

     

     

    DIARRHEE DE L’ENFANT

    Toujours proposer à boire. Si l’enfant vomit, ou n’a pas envie de boire, proposer quand même par petites quantités à la fois (au pire à la petite cuillère), mais souvent.

     

    Pour les bébés

    le liquide idéal est de l’eau avec des sachets de« solution de réhydratation ». Ces produits existent sous de nombreux noms différents et s’achètent en pharmacie mais ne sont pas remboursés.

    Attention ! la quantité d’eau prévue pour un sachet varie selon la marque. Si vous n'en n'avez pas, donner de l’eau, ou de l’eau sucrée.
    Certains parents utilisent le COCA-COLA. C’est tout à fait possible, mais dans ce cas, il vaut mieux le diluer (un volume d’eau pour trois de Coca) et utiliser une variété sans caféine pour ne pas énerver l’enfant. Battre le Coca avec une fourchette permet de faire partir les bulles, qui peuvent donner mal au ventre aux jeunes enfants.

     

    Chez un enfant de moins de deux ans

    - Arrêter complètement le lait en biberon (mais on peut continuer l’allaitement au sein).

    - Arrêter tous les laitages : yaourts, petit-suisses, fromages, etc. éventuellement, remplacer le lait habituel par un lait anti-diarrhéique, vendu en pharmacie, non remboursé.

     
    Chez les enfants de plus de deux ans, ce régime n’est pas utile,, sauf dans certains cas sur avis médical.

    Quel que soit l’âge, éviter ou diminuer les aliments qui favorisent le transit intestinal comme les oranges et les autres agrumes, surtout frais, les légumes verts, les matières grasses (y compris la plupart des chocolats).

    Donner de préférence, mais pas exclusivement, des carottes, pommes (crues ou cuites), coings et des féculents (riz, pommes de terre, bananes à maturité, etc…).

     

     

    FIEVRE CHEZ UN ENFANT

    Les premiers gestes :
     
  • Découvrir l’enfant pour ne pas augmenter la fièvre.
    Plus la température de l’enfant est élevée et plus la température dans la pièce est élevée, moins il doit être couvert. Eventuellement, ne laisser que le body.
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  • Prendre sa température si cela n’a pas déjà été fait .
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  • Proposer à boire.
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    Les anti-thermiques :
     
  • A partir d’une température de 38°C environ, donner un médicament contre la fièvre. De préférence de la famille du paracétamol (Doliprane ou Efféralgan, en suppositoire ou en suspension buvable), sinon de la famille des anti-inflammatoires (aspirine "Aspégic" ou ibuprofène "Advil", "Nurofen", "Nuréflex").
  • ATTENTION!
    - NE PAS en donner à un enfant de moins de trois mois , sauf avis médical.
    - NE PAS donner d'aspirine
    si l’on craint une varicelle.

     

    Les autres moyens de faire baisser la température :
     
  • Diminuer le chauffage de la pièce, ou ouvrir les fenêtres.
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  • Donner un bain pendant dix à quinze minutes, de deux degrés plus froid que la température de l’enfant (un bain d’une température de 38°C s’il a 40°C, de 37°C s’il a 39°C, etc).
  • Attention!
    L’effet du bain sur la fièvre est momentané et la température remontera une demi-heure ou trois quart d’heure après être sorti du bain. Mais le bain tiède peut aussi être un plaisir et détendre l’enfant.
     
  • Appliquer sur la tête ou sur la poitrine un sac étanche rempli de glaçons et enveloppé dans une serviette.
  • REMARQUES :
    Chez un jeune enfant, la fièvre peut être dangereuse mais seulement chez les enfants prédisposés. Ce n’est pas le chiffre atteint qui est dangereux mais la rapidité avec laquelle la température monte. Il est plus important d’obtenir une température régulière, même éventuellement élevée, que de faire baisser la température à tout prix.

    Chez un enfant malade, la température idéale serait entre 38 et 38°5, mais il ne faut pas chercher à atteindre 37°C. Plus l’enfant grandit, plus le risque diminue. On peut considérer que vers l’âge de six ans environ, un enfant qui n’a jamais eu de convulsion fébrile n’a quasiment plus aucun risque d’en avoir, même avec une température élevée.

    ATTENTION!
    - NE PAS recouvrir l’enfant, même s’il dit qu’il a froid. Il doit dormir sans couverture ni duvet, ni turbulette.
    - NE PAS donner d’antibiotique ni de Valium sans avis médical.

     

     

    INTOXICATION MEDICAMENTEUSE

    Après avoir appelé les secours, essayer de savoir quels médicaments ont été pris, quand, et en quelles quantités.
    Si besoin, chercher les emballages vides, même dans les poubelles.
    Chercher aussi les ordonnances les plus récentes.

    ATTENTION!
    - NE PAS faire vomir
    - NE PAS donner à boire.

    Centre anti- poison de Paris : 01 40 05 48 48

     

     

    LARYNGITE DE L’ENFANT

    Il s’agit d'une maladie virale qui commence souvent la nuit : l’enfant tousse en faisant un bruit semblable à celui d’un chien qui aboie.

    S’il est gêné pour respirer, vous pouvez en attendant le médecin, le mettre dans une pièce saturée en vapeur d’eau : aller dans la cuisine ou la salle de bain, fermez la porte et ouvrez en grand les robinets d’eau chaude.

     

     

    PLAIES ET SAIGNEMENTS

    Si possible, appliquer un linge propre ou quelques compresses sur l’endroit qui saigne et appuyer en exerçant une pression assez forte pendant dix minutes, montre en main.

    ATTENTION!
    - NE PAS faire de garot.
    - NE PAS appliquer de coton hydrophile (qui laisse des peluches, source d’infection) dans la plaie.

    Certaines zones cutanées, surtout la tête, peuvent saigner beaucoup. C’est impressionnant, mais pas dangereux.

     

     

    SAIGNEMENT DE NEZ

    Pencher la tête vers l’avant, ce qui permet de ne pas saigner dans l’estomac et d’avoir une idée de l’importance du saignement.
    Appuyer sur la narine qui saigne ou se pincer la racine du nez, à peu près à la hauteur des sourcils, pendant dix minutes, montre en main.
    Si on en a, mettre du COALGAN dans la narine qui saigne.

     

     

     

    Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, il est exceptionnel qu’un saignement de nez soit dû à une poussée d’hypertension. En revanche, l’inquiétude due au saignement de nez peut faire monter la tension. Cette augmentation est quasi toujours sans gravité.